mardi 3 avril 2018

Les migrants climatiques : visages humains d'un dérèglement planétaire

Kristalina Georgieva
Directrice générale de la Banque mondiale

« Il est encore temps d’anticiper les conséquences du changement climatique avant qu’elles ne s’aggravent, mais bientôt il sera trop tard. Les mesures que les villes prennent maintenant pour faire face à l’arrivée grandissante de migrants fuyant les zones rurales et faciliter leur accès aux études, à la formation professionnelle et à l’emploi seront payantes à long terme. Il est également important d’aider les gens à faire le bon choix entre rester là où ils vivent ou se déplacer là où ils seront moins exposés aux dérèglements du climat.  »

Les migrants climatiques : visages humains d'un dérèglement planétaire


Les peuples ont toujours migré, poussés par des raisons économiques, sociales ou politiques. Le changement climatique vient aujourd’hui s’ajouter aux facteurs de migration : un nombre grandissant d’individus quittent des territoires exposés aux dérèglements climatiques pour s’installer, ailleurs dans leur pays, dans des régions où ils pourront reconstruire leur vie.
Une nouvelle étude de la Banque mondiale intitulée Groundswell : Se préparer aux migrations climatiques internes (a), analyse ce phénomène récent et ses effets à l’horizon 2050 en se penchant sur trois régions du monde : l’Afrique subsaharienne, l’Asie du Sud et l’Amérique latine. Ses conclusions sont implacables : si l’on n’agit pas de toute urgence contre le changement climatique et pour le développement, ces régions pourraient être globalement confrontées à la présence de plus de 140 millions de migrants climatiques internes d’ici 2050. Des habitants forcés de se déplacer en raison des sécheresses, des mauvaises récoltes, de l’élévation du niveau de la mer et de l’aggravation des ondes de tempêtes.
Mais il est encore temps d’éviter le pire : . Il est notamment indispensable d’intensifier les efforts internationaux destinés à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin d’atténuer la hausse mondiale des températures, mais aussi, au niveau de chaque pays, de mettre en place des plans de développement solides.
« Il est encore temps d’anticiper les conséquences du changement climatique avant qu’elles ne s’aggravent, mais bientôt il sera trop tard. Les mesures que les villes prennent maintenant pour faire face à l’arrivée grandissante de migrants fuyant les zones rurales et faciliter leur accès aux études, à la formation professionnelle et à l’emploi seront payantes à long terme. Il est également important d’aider les gens à faire le bon choix entre rester là où ils vivent ou se déplacer là où ils seront moins exposés aux dérèglements du climat.  »

Le HCR salue le démarrage du rapatriement volontaire des réfugiés tchadiens du Darfour

Les autorités administratives et traditionnelles de la région de Sila dans la sous-préfecture de Moudeina, dans l’est du Tchad, ont accueilli 301 rapatriés tchadiens en provenance du Soudan le mardi 19 décembre 2017 dans un centre de transit érigé dans le village dont des habitants sont également venus nombreux pour souhaiter la bienvenue à leurs compatriotes.
Sur place, il y avait également une forte présence des humanitaires composée notamment du personnel du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les refugies ainsi que du partenaire ADES, une ONG tchadienne qui s’occupe de la prise en charge immédiate des rapatriés. La police tchadienne était présente pour assurer la sécurité ainsi que d’autres formalités d’usage. 
Il s’agit du premier groupe de plus de 4.000 réfugiés tchadiens vivant dans la région soudanaise du Darfour, qui ont fait le choix de rentrer chez eux après plus d’une décennie d’exile.
Dans le cadre de l’accord tripartite signé en Mai dernier, le HCR et les gouvernements du Soudan et du Tchad ont commencé à faciliter leur rapatriement volontaire en les transportant et leur apportant une assistance en espèce, en articles ménagers et en matériaux de construction.  Cet appui est destiné à faciliter la réintégration des rapatriés dans leurs villages d’origine au Tchad.
En 2017, trois convois sont programmés pour rapatrier environ 1000 réfugiés. Ils seront accueillis au centre de transit de Moudeina, dans la région de Sila, dans l’est du Tchad. Certains s’installeront dans ce village tandis que les autres iront vers d’autres localités de la région qu’ils avaient fuient à cause de la situation sécuritaire qui y prévalait entre 2005 et 2007.
Ce mouvement de rapatriement volontaire se poursuivra en 2018 vers d’autres destinations de la même région de Sila. « Les réfugiés pourraient choisir d’aller s’établir où ils souhaitent au Tchad », a expliqué Peggy Penshi-a-Maneng Chef de la Sous-délégation du HCR a Goz-beida.
Pour le premier convoi les autorités traditionnelles et administratives de la région se sont mobilisées pour souhaiter la bienvenue à leurs compatriotes et leur expliquer les dispositions prises pour faciliter leur réintégration au Tchad.
Le HCR appuie les gouvernements tchadien et soudanais à veiller à ce que les réfugiés soient bien préparés au processus de retour et de réintégration et à ce que leurs besoins de protection juridique et physique soient assurés.
Le processus de rapatriement volontaire comprend un contrôle médical, des mesures de protections contre la violence sexuelle et sexiste et d'autres risques de protection pendant le transport et pendant la période de réintégration dans leurs villages.
Le HCR travaillera également avec le gouvernement du Tchad et d'autres partenaires pour améliorer la fourniture de services de base dans les zones de retour.
Le Représentant du HCR au Tchad, Mbili Michel Ambaoumba, s’est félicité « de l’arrivée de ce premier convoi et des deux autres qui sont annoncés avant la fin de l’année, ajoutant que c’est le fruit des efforts conjugues des autorités du Soudan et du Tchad, et du personnel du HCR ainsi que leurs partenaires dans les deux pays ».
Pour M. Ambaoumba, ce retour volontaire au Tchad « dans la sécurité et la dignité, constitue la solution durable par excellence pour ces réfugiés qui ont passé plus d’une décennie en exile.».
Pour sa part le Secrétaire General de la région de Sila  représentant le Gouverneur a salué ce retour tout en assurant que « le gouvernement tchadien dans la mesure de ses possibilités soutiendra ces rapatriés pour s’intégrer  dans leurs communautés pour recommencer une vie normale ». Il a par ailleurs lancé un appel aux organismes qui ont toujours accompagné le Tchad à poursuivre sans relâche leurs activités.  « Je pense naturellement au HCR, qui fait déjà beaucoup pour prendre en charge les réfugiés soudanais » a-t-il ajouté. 
Au mois de mai dernier, un accord tripartite a été signé entre le gouvernement de la République du Tchad, le gouvernement de la République du Soudan et le HCR qui fournit le cadre légal pour le rapatriement volontaire des réfugiés tchadiens souhaitant retourner dans leur pays.
Les réfugiés tchadiens qui opteront de rester au Darfour continueront à bénéficier de la protection internationale.
Le Tchad est lui-même un important pays d'accueil de réfugiés avec plus de 410 000 personnes originaires principalement du Darfour, de la République centrafricaine et du Nigéria vivant principalement dans les camps de l'est, du sud et du lac, dans l'ouest du pays.
 
 
Contacts médias:
A Goz Beida, Ibrahima Diane dianei@unhcr.org +235 65 27 47 75

mercredi 28 mars 2018

Journée mondiale de la santé 2018


Le thème de la Journée mondiale de la santé est: Couverture santé universelle: pour tous et partout.  «La santé pour tous» est la vision directrice de l’OMS pour aider les pays à s'orienter vers la couverture santé universelle (CSU). L’expérience a montré à maintes reprises que la couverture santé universelle (CSU) ne peut être mise en place qu’avec une forte volonté politique.
Cette année, à l’occasion de son 70e anniversaire, l’OMS appelle donc les dirigeants mondiaux à tenir les engagements pris en 2015, en matière d’objectifs de développement durable, et à prendre des mesures concrètes pour améliorer la santé de tous. Cela signifie qu'il faut veiller à ce que tout le monde, partout dans le monde, ait accès à des services de santé essentiels de qualité sans subir de difficultés financières. 
 Tout au long de l’année 2018, l’Organisation mettra résolument l’accent sur la CSU en organisant une série d’événements, à commencer par la Journée mondiale de la santé le 7 avril, qui sera l’occasion d’ouvrir un dialogue au niveau mondial et local sur la façon de parvenir à la santé pour tous.
Ces dernières décennies, la CSU s’est affirmée comme une stratégie de premier plan pour avancer vers d’autres objectifs liés à la santé et à des objectifs de développement plus larges. En plus, la CSU favorise non seulement l’accès aux soins de santé essentiels de qualité et à la protection financière améliore la santé des gens et leur espérance de vie, mais elle protège les populations des épidémies, réduit la pauvreté et le risque de connaître la faim, crée des emplois, stimule la croissance économique et améliore l’égalité hommes-femmes.
Ce que la Journée mondiale de la santé peut apporter
La moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès aux services de santé dont elle a besoin. Si les pays veulent atteindre la cible des objectifs de développement durables (ODD), un milliard de personnes supplémentaires devront bénéficier de la CSU d’ici à 2023. La Journée mondiale de la santé braquera les projecteurs sur la nécessité de mettre en place une CSU et les avantages que l’on peut en retirer. L’OMS et ses partenaires présenteront différentes mesures possibles dans ce domaine, lors d’événements et de d’échanges menés à de multiples niveaux. Comme l’a dit notre Directeur général, « Personne ne devrait avoir à choisir entre la mort et les difficultés financières. Personne ne devrait avoir à choisir entre acheter des médicaments et acheter de la nourriture».
Tout au long de l’année 2018, notre but est d’inspirer, de motiver et de guider les acteurs de la CSU afin qu’ils prennent des engagements pour instaurer cette couverture: Inspirer : en montrant aux responsables politiques qu’ils ont le pouvoir de transformer la santé de leur pays et qu’il s’agit là d’un défi ambitieux, et en les invitant à être partie prenante de ce changement; Motiver : en donnant des exemples de la façon dont les pays progressent d’ores et déjà sur la voie de la CSU et en encourageant les autres à trouver leur propre chemin et enfin Guider : en donnant les outils pour mener un dialogue stratégique structuré sur la façon d’avancer vers la CSU au niveau national ou en soutenant ces efforts dans les autres pays (par exemple étendre la couverture des services, améliorer la qualité des services ou diminuer les paiements à la charge des patients).

Reportage sur la prévention de la radicalisation et la extrémisme violent au Tchad/TVT

reportage sur la prévention de la radicalisation et la extrémisme violent au Tchad/TVT

Recommandations du Colloque Regional sur la Radicalisation et l’Extremisme Violent dans le Sahel

Le colloque régional, qui a eu lieu à Bamako du  11 au 13 octobre 2016; sur le radicalisme et l'extrémisme violent a fait d'impo...