vendredi 5 janvier 2018

Electrification : 33 pays de l’Afrique s’éloignent du 7e ODD



Selon le rapport 2017 sur les pays les moins avancés de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), 33 pays les moins avancés (PMA) sur le continent prennent un retard considérable dans l’accès des ménages et entreprises à l’énergie moderne d’ici à 2030.
L’atteinte du septième objectif de développement durable (ODD) des Nations unies «Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable» semble être un challenge impossible pour 47 pays les moins avancés (PMA) du monde, dont 33 en Afrique. Le constat est relevé par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement dans son dernier rapport 2017.

Selon la CNUCED, 62 % de leur population, soit 577 millions de leurs habitants, n’ont pas accès à l’électricité. Ces 47 pays devraient augmenter leur taux d’électrification de 350 % par an pour atteindre l’objectif mondial de l’accès universel à l’énergie d’ici à 2030. «Pour parvenir à l’accès universel dans les PMA d’ici 2030, il faudrait que l’extension du réseau couvre 571 millions de personnes supplémentaires, les mini-réseaux 341 millions et les dispositifs autonomes 114 millions», lit-on dans le rapport.
En effet, sur la base des estimations mondiales, le rapport indique que l’accès à des sources énergétiques modernes adéquates, abordables et fiables pour permettre aux pays les plus pauvres du monde de s’affranchir du joug de la pauvreté, devrait leur coûter entre 12 milliards de dollars et 40 milliards de dollars par an. Or, les ressources actuellement disponibles sont loin de suffire. Le montant total de l’aide publique au développement affectée au secteur énergétique s’élève à seulement 3 milliards de dollars par an.
«Les investisseurs privés n’ont guère d’appétit pour les investissements dans les infrastructures électriques des PMA, à cause des coûts irréversibles élevés, de la durée des cycles de projet et de la lenteur du retour sur investissement», souligne le rapport.

Selon la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement, seul un effort politique et financier permettrait la réalisation de l’objectif numéro 7 du Programme de développement durable de l’ONU par les PMA. Ainsi, elle suggère aux gouvernements de lever des capitaux en développant leur marché obligataire intérieur ou en faisant appel à de nouvelles sources de financement telles que les investisseurs à impact, les fonds d’infrastructure et, dans certains PMA, à la population vivant à l’étranger.
Cependant la CNUCED estime, qu’il est grand temps pour les donateurs d’honorer leurs engagements en matière d’aide. «Les donateurs internationaux doivent respecter l’engagement qu’ils ont pris de longue date dans le cadre du Programme d’action d’Istanbul en faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020 d’allouer au moins 0,15 % à 0,20 % de leur revenu national à l’aide aux PMA. Les niveaux actuels de l’aide apportée chaque année aux PMA sont inférieurs à cet objectif d’un montant compris entre 33 milliards de dollars et 50 milliards de dollars», indique le rapport.

mardi 12 décembre 2017

One Planet Summit : « L’impulsion politique manque cruellement »



Armelle Le Comte, d’Oxfam France, a répondu lors d’un tchat aux questions des internautes, expliquant que « les solutions pour répondre à l’urgence climatique existent et l’argent aussi ». A l’occasion du One Planet Summit qui se tient aujourd’hui à Paris, Armelle Le Comte, responsable climat et énergie d’Oxfam France, a répondu aux questions des internautes du Monde.fr. Selon elle, « les Etats, à commencer par la France, doivent donner l’impulsion, fixer des cadres ambitieux afin d’inciter les secteurs privé et public à réorienter leurs financements vers la transition bas carbone ».

mercredi 11 octobre 2017

Le 17 Octobre 2017, le monde célèbre le 25ème anniversaire de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Pauvreté.


Madame Carole Flore, Directrice Pays du PNUD au Tchad
 avec l’équipe du Sai Production et du Tchad-Strategy-Media  .

Cette année sera célébrée la 25ème Journée Internationale des Nations Unies pour l’élimination de la Pauvreté, sous le thème « Répondre à l’appel du 17 Octobre pour mettre fin à la pauvreté : un chemin vers des sociétés pacifiques et inclusives ». L’appel a été lancé pour la première fois le 17 Octobre 1987 dans le cadre de la « Journée Mondiale du refus de la misère » par le Père Joseph Wresinski. En 1992, l’Assemblée Générale des Nations Unies a décidé dans sa résolution 47/196 de l’instituer «Journée Internationale pour l’élimination de la Pauvreté ».
Le thème interpelle les décideurs à travers le monde en leur rappelant l’importance de la dignité, de la solidarité et d’entendre les personnes les plus âgées. Il s’insère par ailleurs dans l’agenda 2030 des Nations Unies qui fixe l’éradication de la pauvreté comme l’objectif fondamental et fait obligation aux Etats de mettre fin à celle-ci sous toutes ses formes, par des stratégies qui garantissent la réalisation de tous les droits humains et en veillant à ce que personne ne soit laissé de ce côté.
A cet effet, la sensibilisation du public et celle des personnes vivant dans l’extrême pauvreté ainsi que leur participation active sont au cœur de la stratégie devant amener les personnes affectées y compris ceux en situation d’urgence humanitaire (réfugiés, retournés, déplacés internes et communautés hôtes) à prendre conscience de ce qu’ils ne doivent pas toujours attendre d’être assistés.

jeudi 5 octobre 2017

ONUSIDA : La stigmatisation et la discrimination entravent l'accès des séropositifs aux services de soins



La stigmatisation et la discrimination créent des obstacles à l'accès aux services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH et mettent ainsi la vie des personnes séropositives en danger, selon un nouveau rapport publié mardi 03 octobre 2017 par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA).
Ce rapport, intitulé 'Face à la discrimination : surmonter la stigmatisation et la discrimination liées au VIH dans les milieux de soins de santé et au-delà', a été présenté par le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, lors du Forum social du Conseil des droits de l'homme qui se déroule cette semaine à Genève.
Le document montre que les personnes vivant avec le VIH et rencontrant des taux élevés de stigmatisation liée à leur séropositivité ont plus de deux fois plus tendance à retarder leur inscription aux soins que les personnes qui ne perçoivent pas de stigmatisation liée au VIH.
« Lorsque les personnes qui vivent avec le VIH, ou risquent de l'être, sont victimes de discrimination dans les milieux de soins de santé, elles se cachent. Cela entrave sérieusement notre capacité à offrir aux personnes séropositives des services de dépistage, de traitement et de prévention », a déclaré M. Sidibé. « La stigmatisation et la discrimination sont un affront aux droits de l'homme et mettent en danger la vie des personnes vivant avec le VIH ».
Souvent, les personnes vivant avec le VIH évitent de se rendre dans des cliniques de peur que leur statut soit révélé ou de peur d'être victimes de stigmatisation et de discrimination en raison de leur séropositivité. Dans les 19 pays disposant de données disponibles, une personne sur cinq vivant avec le VIH a évité d'aller dans une clinique ou un hôpital parce qu'elle craignait une stigmatisation ou une discrimination liée à sa séropositivité. Lorsque les personnes vivant avec le VIH attendent d'être très malades pour chercher de l'aide, elles sont moins susceptibles de bien réagir au traitement antirétroviral.
Le rapport souligne que ces craintes ne sont pas infondées. Dans les 19 pays disposant de données disponibles, une personne sur quatre vivant avec le VIH a connu une discrimination dans les milieux de soins de santé et une personne sur trois vivant avec le VIH a connu au moins une forme de discrimination liée à sa santé sexuelle et reproductive dans les établissements de santé.
Lorsque des programmes ont été mis en place pour répondre à la stigmatisation et à la discrimination, l'accès aux services de prévention, de dépistage et de traitement du VIH s'est amélioré, note le rapport.

Recommandations du Colloque Regional sur la Radicalisation et l’Extremisme Violent dans le Sahel

Le colloque régional, qui a eu lieu à Bamako du  11 au 13 octobre 2016; sur le radicalisme et l'extrémisme violent a fait d'impo...