La forte
participation des pays africains au 9ème sommet des BRICS laisse à penser que
le continent noir souhaite profiter de ce bloc multilatéral pour favoriser son
développement durable. Outre la présence à Xiamen (sud-est de la Chine) du
président sud-africain Jacob Zuma, la ville côtière a aussi accueilli, dans le
cadre de l’initiative "BRICS Plus", ses homologues égyptien Abdel
Fattah al-Sissi et guinéen Alpha Condé, invités à assister au Forum commercial
et au dialogue avec les pays en développement.
Quelque 1.200 hommes d’affaires de haut niveau représentant plus de 600 entreprises se sont ainsi réunis pour assister au Forum commercial, l’un des principaux événements organisés en marge du sommet des BRICS, qui est consacré cette année à quatre thèmes : commerce et investissements, coopération financière, connectivité et économie de la mer.
Quelque 1.200 hommes d’affaires de haut niveau représentant plus de 600 entreprises se sont ainsi réunis pour assister au Forum commercial, l’un des principaux événements organisés en marge du sommet des BRICS, qui est consacré cette année à quatre thèmes : commerce et investissements, coopération financière, connectivité et économie de la mer.
L’AFRIQUE FAIT PARTIE DE L’AVENIR DES BRICS
M. Condé a estimé lundi que l’Afrique, avec ses
potentiels et ses nombreuses opportunités d’affaires, "fait partie de
l’avenir des BRICS". "Notre partenariat avec les BRICS (...)
continuera de façonner de nouveaux visages d’un continent qui a décidé de
prendre son destin en main en parlant désormais d’une seule voix", a-t-il
déclaré lors d’une table ronde.
Le président en exercice de l’Union africaine a noté que son continent n’est plus seulement courtisé pour ses matières premières, mais qu’il peut aussi faire valoir des atouts tels qu’un grand marché ou encore une main-d’œuvre abondante. Et de souligner que "l’Afrique a besoin de solutions pour assouvir sa soif de développement".
Le président en exercice de l’Union africaine a noté que son continent n’est plus seulement courtisé pour ses matières premières, mais qu’il peut aussi faire valoir des atouts tels qu’un grand marché ou encore une main-d’œuvre abondante. Et de souligner que "l’Afrique a besoin de solutions pour assouvir sa soif de développement".
FRONT DE CROISSANCE ET DE DÉVELOPPEMENT
Le continent africain est un nouveau front de
croissance et de prospérité, a déclaré dimanche M. Zuma lors du Forum
commercial des BRICS, qui précède le sommet des dirigeants des pays. Selon lui,
l’Afrique du Sud offre d’excellentes perspectives et de nombreuses opportunités
d’investissement, invitant les participants du forum à venir visiter son pays.
En dépit d’un ralentissement économique, l’Afrique du Sud, qui est entrée dans
le bloc en 2010, entend poursuivre son développement économique de façon
globale et inclusive, et renforcer ses échanges commerciaux avec les autres
pays du groupe. Le volume des échanges commerciaux entre l’Afrique du Sud et
les autres pays du bloc a atteint 31,2 milliards de dollars en 2016, selon
M. Zuma, dont le pays accueillera le 10e sommet des BRICS en 2018.
NBD ET NUMERISATION DE L’AFRIQUE
Iqbal Survé, président de la branche sud-africaine du
Conseil d’affaires des BRICS, a estimé dans un entretien à Xinhua que
"l’Afrique se trouve là où la Chine se trouvait il y a 30 ans et, par
conséquent, il y a un grand espoir de voir l’Afrique, et l’Afrique du Sud bien
entendu, émerger aux cours des deux prochaines décennies, avec une croissance
significative".
M. Survé, patron du groupe Sekunjalo, présent dans les médias, les technologies et la santé, a par ailleurs confié l’espoir de voir la Nouvelle Banque de développement (NBD) des BRICS de prendre pleinement en compte le fait que l’économie du monde s’est numérisée.
"Les investissements doivent avoir leur place dans cette numérisation, dans les technologies et nous ne pouvons plus nous autoriser à penser qu’investir dans les infrastructures sera suffisant pour permettre aux économies émergentes de se faire une place dans l’économie (mondiale)", assure-t-il.
Toutefois, "les investissements dans les technologies, la numérisation, l’automatisation numérique ne se feront pas au détriment des infrastructures", a prévenu le milliardaire d’origine indienne. "Les infrastructures demeureront toujours la fondation sur laquelle vous pouvez (bâtir) une économie industrialisée."
UN PLUS GRAND GÂTEAU ÉCONOMIQUE
Pour Pang Xinxing, PDG du groupe StarTimes, un
puissant opérateur chinois de télévision numérique en Afrique, le système de
coopération des BRICS reçoit un accueil de plus en plus favorable dans les pays
africains. "S’il y a davantage de pays (africains) qui prennent part aux
systèmes de coopération promus par la Chine et d’autres pays émergents, on
pourra agrandir le gâteau de l’économie régionale et mondiale, car si un marché
d’échelle est mis en place, le coût de transaction des entreprises diminuera
considérablement", a expliqué à Xinhua M. Pang, qui est un grand
connaisseur du continent noir, où il passe chaque année au moins six mois. Un
nouveau déplacement est d’ailleurs programmé pour ce lundi.
Implanté sur le marché africain depuis 2002, StarTimes compte aujourd’hui des succursales réparties dans 30 pays africains et de près de dix millions de clients sur le continent.
"Désireuse de posséder plus d’infrastructures, d’enrichir ses produits culturels et de développer ses secteurs informatique et culturel pour répondre aux besoins de son marché avec une capacité de consommation croissante, l’Afrique n’a toutefois pas assez de moyens, de technologie et de personnes qualifiées", a regretté le chef d’entreprise.
"Cependant, les pays émergents peuvent fournir à l’Afrique des capitaux, des technologies, du savoir-faire et son expérience en matière de gestion. La complémentarité de leurs économies sera bénéfique aux deux", a fait remarquer M. Pang. Xinhua
Implanté sur le marché africain depuis 2002, StarTimes compte aujourd’hui des succursales réparties dans 30 pays africains et de près de dix millions de clients sur le continent.
"Désireuse de posséder plus d’infrastructures, d’enrichir ses produits culturels et de développer ses secteurs informatique et culturel pour répondre aux besoins de son marché avec une capacité de consommation croissante, l’Afrique n’a toutefois pas assez de moyens, de technologie et de personnes qualifiées", a regretté le chef d’entreprise.
"Cependant, les pays émergents peuvent fournir à l’Afrique des capitaux, des technologies, du savoir-faire et son expérience en matière de gestion. La complémentarité de leurs économies sera bénéfique aux deux", a fait remarquer M. Pang. Xinhua


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