Un nouvel
accord international sur la baisse des prix des médicaments génériques pour
lutter contre le virus du SIDA a été annoncé, jeudi 21 septembre 2017, au siège
de l'ONU à New York. Il abaisse les coûts de traitement à 75 dollars par an et
par personne dans les pays en voie de développement.
L'accord,
qualifié de « capital », a été annoncé par les gouvernements du Kenya et
d'Afrique du Sud, avec le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) et plusieurs ONG.
Il rend le
traitement du VIH plus abordable pour les gouvernements des pays en voie de
développement et devrait faciliter l'accession au traitement pour plus de 36,7
millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde.
« Cet accord
améliorera la qualité de vie de millions de personnes vivant avec le VIH », a
déclaré le Directeur exécutif de l'ONUSIDA, Michel Sidibé, qui rappelle que
pour progresser dans l'éradication de la maladie, « des options de traitement
plus récentes, abordables et efficaces doivent être mises à disposition - de
Baltimore à Bamako - sans délai ».
Le traitement
consiste à prendre une pilule par jour contenant notamment du dolutegravir
(DTG), un inhibiteur d'intégrase du VIH.
Le DTG est
déjà beaucoup utilisé dans les pays développés pour traiter les personnes
séropositives. Il est considéré par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme un médicament de première
qualité.
Pour le
Ministre sud-africain Aaron Motsoaledi, les réductions considérables de prix
pourraient générer « des économies allant jusqu'à 900 millions de dollars au
cours des six prochaines années », ce qui signifie que le pays pourra traiter
plus de patients avec la même quantité d'argent et « contrôler l'épidémie plus
rapidement ».
On estime
qu'en 2016, à peine plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH dans le
monde ont eu accès à des soins.
Lors d'une
autre conférence de presse dédiée à son programme "Fast-Track",
l'ONUSIDA s'est réjoui que le nombre de décès liés au SIDA ait été réduit de
près de la moitié depuis 2005, et que le nombre de nouvelles infections au plan
mondial a baissé de 11% depuis 2010. Elle a néanmoins appelé à redoubler
d'efforts.
L'objectif
d'ONUSIDA est que le SIDA ne soit plus une menace globale pour la santé
publique d'ici à 2030.
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