vendredi 8 septembre 2017

Nations Unies



A un forum de haut niveau, l'ONU souligne l'importance de l'éducation dans la construction d'une culture de la paix
L'éducation peut promouvoir les idéaux de non-violence, d'égalité et de respect mutuel, ont déclaré jeudi 07 septembre 2017 des responsables des Nations Unies lors d'un forum de haut niveau sur la façon d'atteindre une culture de la paix face aux défis actuels et aux menaces qui pèsent sur la stabilité, la prospérité et la planète.
«Nous devons enseigner à nos enfants les valeurs de paix, de tolérance, d'égalité et de respect. Ils ne devraient pas se faire d'illusion sur le caractère suicidaire de l'alternative», a dit le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Peter Thomson, qui a organisé ce forum à New York avec un accent mis sur le développement de la petite enfance.
«Nous devons leur permettre d'acquérir les compétences et l'éducation dont ils ont besoin pour résoudre pacifiquement les différends, faire face à l'injustice et à l'intolérance, et rejeter toutes les formes de discrimination et de haine», a-t-il ajouté.
M. Thomson a noté que la création de sociétés pacifiques et justes dépend de l'élimination de la pauvreté, de l'accroissement de la prospérité inclusive, de la promotion des droits de l'homme, du renforcement de l'état de droit et de la création d'institutions efficaces et responsables.
L'événement a réuni des représentants des États membres des Nations Unies, des entités du système des Nations Unies, de la société civile, des médias, du secteur privé et d'autres personnes intéressées à échanger des idées et des suggestions sur les moyens de construire et promouvoir une culture de la paix.
Outre l'éducation de la petite enfance et les investissements dans les enfants, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a souligné la nécessité d'investir dans la jeunesse pour promouvoir la paix mondiale.
Il a estimé que les jeunes hommes et les jeunes femmes étaient «le baromètre du mécontentement social, de la marginalisation économique et de l'exclusion politique» et qu'ils devaient être reconnus comme des agents actifs du changement et des garants de la paix.
Dans un discours prononcé par sa Conseillère principale sur les questions politiques, Ana María Menéndez, le Secrétaire général a également reconnu les contributions et la participation des femmes aux efforts de paix à long terme. Il a déclaré qu'une participation significative des femmes génère une perspective différente dans la résolution des problèmes et doit être soutenue dans tous les aspects de la vie.
M. Guterres a également souligné l'importance d'investir dans l'inclusion et la cohésion, de sorte que la diversité soit considérée comme un avantage et non comme une menace.

jeudi 7 septembre 2017

Africa50 va annoncer sa nouvelle stratégie, ses nouveaux investissements et ses nouveaux membres lors de sa réunion d'actionnaires à Dakar le 12 septembre



Africa50 est une plate-forme d'investissements dans les infrastructures. Elle contribue à la croissance du continent par le développement et l'investissement dans des projets rentables, regroupe des capitaux du secteur public et mobilise des financements du secteur privé avec un impact financier et des rendements différenciés. Africa50 tiendra sa troisième réunion d'actionnaires à Dakar le mardi 12 septembre à 11 heures à l'hôtel King Fahd.

Son Excellence Macky Sall, président de la république du Sénégal, souhaitera la bienvenue aux délégués. C'est la première fois qu'une telle réunion aura lieu en Afrique de l'Ouest. Son Excellence Bruno Tshibala, premier ministre de la République démocratique du Congo, sera également présent. Le Dr. Akinwumi Adesina, président de la Banque de développement africaine et du comité de direction d'Africa50, prononcera un discours inaugural, et Alan Ebobisse, PDG d'Africa 50, parlera des derniers investissements de la plateforme et du nombre croissant d'investissements en préparation. Il annoncera également le nom de deux nouveaux pays actionnaires.  Les 23 gouvernements actionnaires d'Africa50 seront représentés par des ministres des finances, de hauts fonctionnaires et des ambassadeurs. Des membres distingués de la communauté des affaires et le gouvernement sénégalais seront également présents.
Les délégués étudieront les activités d'Africa 50 en 2016 et approuveront son bilan financier. Le comité de direction d'Africa50 présentera la liste actualisée des investissements du fonds ainsi que ses stratégies de financement et d'augmentation du capital.
Après l'événement, les médias seront invités à une conférence de presse avec les principaux intervenants à 12h30, dans le centre de conférences de l'hôtel.
Contacts :
Myriam Karbal, MK Conseil
(+212) 06 21 53 59 03
myriamkarbal@gmail.com

Oliver Griffith, conseiller en communication d'Africa50
(+33) 6 2410 2924
o.griffith@africa50.com

mercredi 6 septembre 2017

Table ronde pour financer le Plan national de développement au Tchad

Le Tchad organise du 6 au 8 septembre 2017 une table ronde pour le financement de son plan national de développement. Il s’agira pour le pays de mobiliser plus de 3 000 milliards de francs CFA pour combler le gap d’un plan estimé à 5 000 milliards de francs CFA. Pour les autorités, le pays qui a été secoué par la chute de cours du pétrole s’inscrit dans une démarche de diversification de son économie.

C’est un plan composé de projets publics et privé estimé à plus de 5 000 milliards de francs CFA qui sera présenté sur trois jours aux bailleurs de fonds et investisseurs. 47% du montant attendu est composé de projets privés qui cherchent des partenaires. Une nouvelle démarche de l’état tchadien qui a décidé de faire plus de place au secteur privé selon le ministre de l’Economie et de la planification du développement, Ngueto Yambaye :
« Le gouvernement tchadien a révolutionné son approche sur le financement de son développement en accordant plus de place au secteur privé en tenant compte de la vision du président de la République de diversifier l’économie. »
Les hommes d’affaires Tchadiens ont été accompagnés dans le montage de meurs projets. Objectif : présenter un dossier viable basé sur des opportunités nouvelles. Mahamat Yosko, opérateur économique est à Paris avec un projet d’élevage intensif et d’exportation de camelins :
« Nous avons initié un projet d’élevage camelin dans les zones de pâturage. Nous avons déjà même une étude de faisabilité avec la Banque africaine de développement. »
Le financement du secteur rural est un des objectifs majeurs du programme du gouvernement. C’est un secteur à fort potentiel qui a besoin de financements indique Ngueto Yambaye :
« L’économie agricole et rurale qui concentre l’élevage, la culture et la pêche, représente 80% du poids de l’économie nationale et ce secteur important de l’économie tchadienne n’a jamais été financé par aucune banque de la place. Aujourd’hui, on veut changer le paradigme pour que l’économie réelle du Tchad soit financée. »
Les patrons tchadiens qui éprouvent de grandes difficultés depuis deux ans à cause du non-paiement de leurs factures par le trésor public placent leurs espoirs dans cette réunion de Paris. Bichara Doudoua est le président du patronat tchadien :
« On souhaite que le privé prenne en main l’économie. Ça va créer des emplois, ça va créer de la richesse. Aujourd’hui, nous attendons beaucoup de cette table ronde pour que les investisseurs viennent et que l’état gagne beaucoup d’argent et éponge la dette de l’intérieur. »
Le président du patronat souligne que le gouvernement doit faire des efforts pour améliorer le climat des affaires et lutter contre la corruption qui gangrène l’économie. En échos, le gouvernement vient d’adopter une ordonnance-loi visant à sécuriser l’investissement privé.

mardi 5 septembre 2017

L’Afrique souhaite profiter des BRICS pour favoriser son développement durable



La forte participation des pays africains au 9ème sommet des BRICS laisse à penser que le continent noir souhaite profiter de ce bloc multilatéral pour favoriser son développement durable. Outre la présence à Xiamen (sud-est de la Chine) du président sud-africain Jacob Zuma, la ville côtière a aussi accueilli, dans le cadre de l’initiative "BRICS Plus", ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et guinéen Alpha Condé, invités à assister au Forum commercial et au dialogue avec les pays en développement.

Quelque 1.200 hommes d’affaires de haut niveau représentant plus de 600 entreprises se sont ainsi réunis pour assister au Forum commercial, l’un des principaux événements organisés en marge du sommet des BRICS, qui est consacré cette année à quatre thèmes : commerce et investissements, coopération financière, connectivité et économie de la mer.


L’AFRIQUE FAIT PARTIE DE L’AVENIR DES BRICS
M. Condé a estimé lundi que l’Afrique, avec ses potentiels et ses nombreuses opportunités d’affaires, "fait partie de l’avenir des BRICS". "Notre partenariat avec les BRICS (...) continuera de façonner de nouveaux visages d’un continent qui a décidé de prendre son destin en main en parlant désormais d’une seule voix", a-t-il déclaré lors d’une table ronde.
Le président en exercice de l’Union africaine a noté que son continent n’est plus seulement courtisé pour ses matières premières, mais qu’il peut aussi faire valoir des atouts tels qu’un grand marché ou encore une main-d’œuvre abondante. Et de souligner que "l’Afrique a besoin de solutions pour assouvir sa soif de développement".
FRONT DE CROISSANCE ET DE DÉVELOPPEMENT
Le continent africain est un nouveau front de croissance et de prospérité, a déclaré dimanche M. Zuma lors du Forum commercial des BRICS, qui précède le sommet des dirigeants des pays. Selon lui, l’Afrique du Sud offre d’excellentes perspectives et de nombreuses opportunités d’investissement, invitant les participants du forum à venir visiter son pays. En dépit d’un ralentissement économique, l’Afrique du Sud, qui est entrée dans le bloc en 2010, entend poursuivre son développement économique de façon globale et inclusive, et renforcer ses échanges commerciaux avec les autres pays du groupe. Le volume des échanges commerciaux entre l’Afrique du Sud et les autres pays du bloc a atteint 31,2 milliards de dollars en 2016, selon M. Zuma, dont le pays accueillera le 10e sommet des BRICS en 2018.
NBD ET NUMERISATION DE L’AFRIQUE
Iqbal Survé, président de la branche sud-africaine du Conseil d’affaires des BRICS, a estimé dans un entretien à Xinhua que "l’Afrique se trouve là où la Chine se trouvait il y a 30 ans et, par conséquent, il y a un grand espoir de voir l’Afrique, et l’Afrique du Sud bien entendu, émerger aux cours des deux prochaines décennies, avec une croissance significative".

M. Survé, patron du groupe Sekunjalo, présent dans les médias, les technologies et la santé, a par ailleurs confié l’espoir de voir la Nouvelle Banque de développement (NBD) des BRICS de prendre pleinement en compte le fait que l’économie du monde s’est numérisée.
"Les investissements doivent avoir leur place dans cette numérisation, dans les technologies et nous ne pouvons plus nous autoriser à penser qu’investir dans les infrastructures sera suffisant pour permettre aux économies émergentes de se faire une place dans l’économie (mondiale)", assure-t-il.
Toutefois, "les investissements dans les technologies, la numérisation, l’automatisation numérique ne se feront pas au détriment des infrastructures", a prévenu le milliardaire d’origine indienne. "Les infrastructures demeureront toujours la fondation sur laquelle vous pouvez (bâtir) une économie industrialisée."
UN PLUS GRAND GÂTEAU ÉCONOMIQUE
Pour Pang Xinxing, PDG du groupe StarTimes, un puissant opérateur chinois de télévision numérique en Afrique, le système de coopération des BRICS reçoit un accueil de plus en plus favorable dans les pays africains. "S’il y a davantage de pays (africains) qui prennent part aux systèmes de coopération promus par la Chine et d’autres pays émergents, on pourra agrandir le gâteau de l’économie régionale et mondiale, car si un marché d’échelle est mis en place, le coût de transaction des entreprises diminuera considérablement", a expliqué à Xinhua M. Pang, qui est un grand connaisseur du continent noir, où il passe chaque année au moins six mois. Un nouveau déplacement est d’ailleurs programmé pour ce lundi.
Implanté sur le marché africain depuis 2002, StarTimes compte aujourd’hui des succursales réparties dans 30 pays africains et de près de dix millions de clients sur le continent.
"Désireuse de posséder plus d’infrastructures, d’enrichir ses produits culturels et de développer ses secteurs informatique et culturel pour répondre aux besoins de son marché avec une capacité de consommation croissante, l’Afrique n’a toutefois pas assez de moyens, de technologie et de personnes qualifiées", a regretté le chef d’entreprise.
"Cependant, les pays émergents peuvent fournir à l’Afrique des capitaux, des technologies, du savoir-faire et son expérience en matière de gestion. La complémentarité de leurs économies sera bénéfique aux deux", a fait remarquer M. Pang. Xinhua

dimanche 3 septembre 2017

Table ronde de Paris : Le Tchad en quête de 3.710,88 milliards FCFA pour financer son développement



Le Tchad organise du 6 au 8 septembre une table ronde à Paris pour obtenir des bailleurs de fonds un financement de son Plan national de développement (PND) dont le coût global est estimé à 10 milliards de dollars. Avant la tenue de cette rencontre, le gouvernement a annoncé  que le gap recherché est de 3.710,88 milliards FCFA.

Selon le document du plan national de développement (PND) qui s’étale sur une durée de 5 ans, son objectif est de permettre au Tchad d’amorcer son émergence, à travers le renforcement de l’unité nationale, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit, le développement d’une économie diversifiée et compétitive et l’amélioration de la qualité de vie de la population tchadienne. Le ministre tchadien de l’Economie et de la Planification du développement, M. Nguéto Tiraïna Yambaye, a déclaré que le Tchad, même s’il recherche des financements auprès des bailleurs, entend mobiliser des recettes fiscales, non fiscales et en capital, sur le plan national.
«Le recours au marché financier sous-régional à travers l’émission d’emprunts obligataires pourrait être entrepris a dit le ministre rappelant que la dernière émission du Tchad remontait à 2013». M. Nguéto a aussi déclaré que le Tchad s’engage, après avoir obtenu des financements pour son PND, à investir dans des secteurs prioritaires et productifs. La table ronde de Paris qu’organise le gouvernement tchadien se déroule du 6 au 8 septembre à Paris pour inviter des investisseurs à venir au Tchad résorber le gap du montant global du programme national de développement (PND) 2017-2021

Table ronde des partenaires du Tchad (Paris, 6-8 septembre)



A la suite de l’adoption par les autorités tchadiennes le 7 juillet 2017, de la Vision 2030 et de son premier corolaire le Plan National de développement 2017-2021, le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale (MAEIACI), et le ministre de l’économie et de la planification du développement tchadiens ont réuni officiellement le 8 août au MAEIF le corps diplomatique et la communauté internationale accrédités au Tchad, afin de les informer de concert, de la préparation active d’une table ronde qui se tiendra à Paris les 7 et 8 septembre prochains, sous le haut patronage du chef de l’Etat, le président de la république Idriss Déby Itno. Elle sera précédée le 6 septembre 2017 par un forum d’investissement inédit organisé par le secteur privé tchadien.
Cette table ronde pour le financement du PND 2017-2021 vise à mobiliser le plus grand nombre de partenaires techniques et financiers internationaux et multilatéraux en vue de les associer au projet national de développement socio-économique déterminant pour le pays. Un comité d’organisation piloté par le ministre de l’économie et de la planification du développement, a été mis en place autour d’une équipe pluridisciplinaire et internationale chargée de la préparation et de la logistique relative à cet évènement majeur pour le Tchad.
Pour sa part, la France offre un appui technique et financier au gouvernement tchadien en vue de cette table ronde qui se déroulera au cœur de sa capitale et siège autour de ses partenaires institutionnels tchadiens et aux côtés de l’Union européenne, des principales agences des Nations-Unies, de la Banque Mondiale, du FMI, de la BAD et de la BDEAC, entre autres, au comité d’organisation de la table ronde.

Recommandations du Colloque Regional sur la Radicalisation et l’Extremisme Violent dans le Sahel

Le colloque régional, qui a eu lieu à Bamako du  11 au 13 octobre 2016; sur le radicalisme et l'extrémisme violent a fait d'impo...