La radicalisation, c’est l’action de rendre plus intransigeant le discours
ou l’action. La radicalisation peut s’exprimer par la contestation violente de
l’ordre public et de la société, ainsi que par la marginalisation vis-à-vis de
celle-ci. Phénomène pluriel, la radicalisation peut affecter des individus
isolés comme des groupes, selon des idéologies diverses. Elle relève d’un
processus « d’emprise mentale » qui trouve sa source dans l’environnement de
l’individu, le plus souvent aujourd’hui par le biais de l’exposition à des
contenus extrémistes diffusés sur les médias et la gouvernance instaurée dans
chaque pays.
La radicalisation est une rupture avec les modalités antérieures de
comportements, jugements, valeurs, sociabilités individuelles, familiales et
collectives. Ainsi l’acceptation par une personne que sa personnalité et sa vie
affective, cognitive, relationnelle, morale et sociale, soient modelées par des
suggestions, injonctions, idées, valeurs, doctrines imposées par un tiers.
L’adhésion et l’allégeance inconditionnelle, affective, comportementale,
intellectuelle, morale et sociale à une personne ou à un groupe, conduisant à
une obéissance absolue, une crainte des sanctions et une impossibilité de
croire possible de revenir à un mode de vie antérieur ou d’en choisir un autre,
étant donné la certitude imposée que le nouveau mode de vie est le seul
légitime. Dans les cas les plus extrêmes, ce processus peut entrainer une
attitude susceptible de conduire jusqu’à l’extrémisme et au terrorisme.
Aujourd’hui avec l’action préventive a vocation à repérer le plus tôt
possible les signes de cette radicalisation. Plus tôt le risque d’exposition à
un endoctrinement sera repéré, plus tôt l’équipe éducative pourra donner
l’alerte et éviter ainsi la rupture radicale (avec l’École, la famille, la
société) et l’exposition à des opérations de recrutement et/ou de passage à des
actes violents.
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