lundi 7 août 2017

Prévenir la radicalisation des jeunes : la radicalisation chez les jeunes est un phénomène à ne pas négliger.



La jeunesse représente une impressionnante partie de la population de l’Afrique et plus particulièrement celle du Tchad. Cette jeunesse, potentiel humain et de qualité, peut aussi présenter de grandes opportunités et être par là-même la force du développement durable comme le prouve Kofi Annan : « une société qui se coupe de sa jeunesse se coupe de sa source vive ; elle se condamne à mourir vidée de son sang ». Mais un nombre important de la jeunesse tchadienne ne croit plus à son avenir. La jeunesse est un acteur clé dans les pays développés. Aujourd’hui au Tchad, les jeunes souffrent de plusieurs maux socio-économique, politiques et culturels. 

Sur le plan socio-économique
Les jeunes souffrent de la cherté de la vie; du chômage ; de la marginalisation ; du manque de logements qui entraine un manque d’indépendance et de ce fait ; une incapacité à se marier et de fonder un foyer. Pour ceux qui ont fait des études universitaires, ils sont beaucoup à souffrir du chômage. Le diplôme ne garantit plus l’emploie.
Sur le plan politique
Les jeunes n’ont plus confiance en leurs institutions et ce, entre autre, à cause de la corruption généralisée qui a même touchée même les hommes de Dieu malgré les grandes décisions prises par le président de la République pour lutter contre ce problème. Il existe aussi un manque de transparence chronique dans la gestion des revenus du pétrole. Bien que les autorités affichent une volonté de combattre la corruption, dans la réalité, les choses sont différentes. Au manque de confiance, il faut ajouter le sentiment d’injustice et de «parrainages» très développés.  
Sur le plan culturel
Ils sont près de milliers de jeunes à quitter le cursus scolaire annuellement sans aucune formation. L’élasticité des années universitaires dans nos universités, écoles et instituts publics et les manques des structures culturelles adéquates poussent les jeunes loin de leur vision du développement. En effet, les jeunes occupent les rues ou se radicalisent à défaut de pouvoir rester chez eux, de travailler ou d’aller au cinéma ou au théâtre qui se meurent au Tchad. Le manque d’opportunités professionnelles les contraint à se recycler dans l’économie informelle qui emploie assez de la population active.

Jean Philippe Odinakachi
Manager Tchad Strategy Media

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