La jeunesse représente une impressionnante
partie de la population de l’Afrique et plus particulièrement celle du Tchad. Cette
jeunesse, potentiel humain et de qualité, peut aussi présenter de grandes
opportunités et être par là-même la force du développement durable comme le
prouve Kofi Annan : « une société qui se coupe de sa jeunesse se coupe
de sa source vive ; elle se condamne à mourir vidée de son sang ». Mais un
nombre important de la jeunesse tchadienne ne croit plus à son avenir. La
jeunesse est un acteur clé dans les pays développés. Aujourd’hui au Tchad, les
jeunes souffrent de plusieurs maux socio-économique, politiques et culturels.
Sur
le plan socio-économique
Les jeunes souffrent de la cherté de la vie; du chômage ; de la marginalisation ; du manque de logements qui entraine un
manque d’indépendance et de ce fait ; une incapacité à se marier et de fonder un foyer. Pour ceux qui ont
fait des études universitaires, ils sont beaucoup à souffrir du chômage. Le
diplôme ne garantit plus l’emploie.
Sur
le plan politique
Les jeunes n’ont plus confiance en leurs
institutions et ce, entre autre, à cause de la corruption généralisée qui a même touchée même les hommes de Dieu
malgré les grandes décisions prises par le président de la République pour
lutter contre ce problème. Il existe aussi un manque de transparence chronique dans la gestion des revenus du
pétrole. Bien que les autorités affichent une volonté de combattre la
corruption, dans la réalité, les choses sont différentes. Au manque de
confiance, il faut ajouter le sentiment d’injustice et de «parrainages» très développés.
Sur
le plan culturel
Ils sont près de milliers de jeunes à
quitter le cursus scolaire annuellement sans
aucune formation. L’élasticité des années universitaires dans nos
universités, écoles et instituts publics et les manques des structures
culturelles adéquates poussent les jeunes loin de leur vision du développement.
En effet, les jeunes occupent les rues ou se radicalisent à défaut de pouvoir
rester chez eux, de travailler ou d’aller au cinéma ou au théâtre qui se
meurent au Tchad. Le manque d’opportunités professionnelles les contraint à se
recycler dans l’économie informelle qui emploie assez de la population active.
Jean
Philippe Odinakachi
Manager
Tchad Strategy Media

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